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juin 09

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Entretien des moquettes et tapis

Moquette

PRÉAMBULE

Ce document est le fruit de tests effectués en laboratoire, eux-mêmes confortés par l’expérience de nos collaborateurs en situation réelle.

L’ensemble du texte qui le compose traduit de notre part le désir de transmettre la totalité de notre savoir et de notre expérience.

Ce procédé est utilisable sur tous types de moquettes et tapis ayant été identifiés ; en tous lieux ; en toutes circonstances et ne fait courir aucun risque aux supports traités.

DÉFINITION

La moquette ou tapis mur à mur ou tapis-plain était à l’origine une étoffe à trame, et chaîne en fil mais veloutée de laine. En 1650 on la nommait « moucade » mot d’origine inconnue qui a évolué en moquette. C’est donc une matière décorative qui a pour but de recouvrir les surfaces (généralement les sols) et, qui a pris plus tard le sens de tapis cloué ou collé au sol recouvrant l’ensemble de la pièce.

La moquette a connu un fort engouement dans les années soixante, concurrençant ainsi la fabrication de tapis et participant à son déclin.

La moquette est aujourd’hui fabriquée en diverses matières et en coloris quasi infini. Elle offre des qualités d’insonorisation appréciables dans les habitats collectifs. Son entretien en général se fait à l’aspirateur ou au shampoing pour éliminer les poussières et les tâches. Les acariens y trouvent souvent refuge, ce qui peut être une cause d’allergisation et d’apparition de maladies comme l’asthme chez l’Humain, cependant l’allergie aux acariens ne représente que 2 ou 3% de la population totale, d’une manière générale les acariens sont plus nombreux dans les lits, les tapisseries et les meubles des maisons que dans les moquettes. Une moquette retient la poussière, alors que sur un sol lisse, la poussière n’étant pas retenue, elle reste en suspension dans l’air. Et lorsque la moquette est en matériau synthétique, il peut se créer des phénomènes d’électricité statique du fait des frottements des pieds sur sa surface ou de la présence d’appareils électriques à proximité.

CLASSEMENT C.S.T.B. (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment).

Le C.S.T.B a instauré un classement des locaux et revêtements identifiés par 4 lettres que l’on nomme l’indice U.P.E.C. :

  • U : L’usure à la marche (résistance à l’abrasion, chaise à roulettes),
  • P : Le poinçonnement statique et dynamique (action du mobilier, chute d’objets),
  • E : Le comportement à l’eau et à l’humidité,
  • C : La tenue aux agents chimiques et tachants, aux produits d’entretien et alimentaires,

Et A+ : Le niveau de sonorité à la marche et l’efficacité acoustique contre les bruits de choc.

Chaque lettre du classement UPEC est assortie d’un indice qui indique le niveau de performance du revêtement pouvant être associé à un classement des locaux. Un revêtement est apte à l’emploi lorsque le niveau de performance associé à chaque lettre est au moins égal à celui du local à revêtir. Plus l’indice est élevé, plus l’exigence est forte.

Un niveau intermédiaire symbolisé par la lettre « S » est aussi associé à la lettre de base + chiffre par exemple U2, U2S… La résistance est un peu plus importante.

Les objectifs du classement UPEC, est de principalement vous guider dans le choix de votre revêtement de sol pour vous assurer :

  • Une détérioration progressive de votre revêtement en fonction d’un usage normal en fonction du local.
  • Une longévité de votre revêtement d’environ 10 ans.

Contenu des notions « U, P, E, C »

La lettre «U» traduit les effets de l’usage du local (essentiellement dus au trafic pédestre) tels que l’encrassement, la rayure, l’abrasion (dépolissage, perte de matière), le tassement, le changement d’aspect et autres processus (cloquage, délaminage, désordres aux joints, …).

Elle est affectée d’un des indices : 2, 2s, 3, 3s ou 4.

L’indice 1 n’est pas utilisé dans les tableaux de classement, car il correspond à un usage très modéré (ex. : chambre d’amis) qui ne peut être pris en compte dans la pratique courante du bâtiment.

La lettre «P» traduit principalement les actions mécaniques du mobilier et des engins roulants de manutention et d’entretien et les chutes d’objets (chocs).

P2 et P3 : Les classements P2 et P3 sont attribués aux locaux essentiellement destinés au séjour des personnes et au trafic de piétons.

P2 : locaux où il n’y a pas d’action prévisible très intense ; en particulier, pas de roulage sauf occasionnellement d’objets légers (locaux d’habitation).

P3 : locaux équipés de sièges à roulettes (tels que les bureaux) ou locaux où circulent de façon courante des chariots déplacés à la main à l’exclusion des transpalettes, par exemple, certains couloirs d’hôpitaux) ainsi que les locaux soumis à des efforts d’intensité comparable ; l’entretien se limite à l’emploi au plus de la monobrosse.

P4 et P4S : les classements P4 et P4s sont attribués aux locaux où circulent de plus, de façon usuelle, des engins de manutention de charges lourdes ou des engins d’entretien lourds ou qui sont soumis à des chocs sévères.

P4 : locaux P3 qui, de plus, supportent couramment un roulage lourd (engins d’entretien, par exemple).

P4s : locaux, sauf locaux industriels, soumis de façon courante à des charges importantes, fixes ou mobiles dans les limites définies ainsi qu’à des chocs sévères.

La lettre «E» caractérise la fréquence de la présence d’eau sur le sol, notamment en relation avec le mode d’entretien.

E1 : présence d’eau occasionnelle ; entretien courant à sec et nettoyage humide (balai faubert, shampooing, ..).

E2 : présence d’eau fréquente mais non systématique ; entretien courant humide, nettoyage par lavage. Sont au moins E2, les pièces humides « par destination (cuisines, locaux sanitaires) » et les locaux où le maître d’ouvrage souhaite disposer du plus large éventail possible pour le choix des méthodes d’entretien.

E3 : présence d’eau souvent prolongée ; entretien courant par lavage. L’indice E3 caractérise les pièces humides par destination.

La présence de systèmes d’évacuation d’eau au sol (siphon, caniveau, …) dans le local, classe celui-ci systématiquement en E3.

La lettre «C» caractérise l’apport ou l’emploi de substances dont l’action physico-chimique peut avoir une incidence sur la durabilité, provoquant par exemple, des taches indélébiles (risque jamais nul, même dans un local C0).

De C0 à C2, le classement des locaux se réfère en premier lieu aux produits courants (alimentaires, d’entretien ménager ou pharmaceutiques).

– local C0 : ces produits en sont normalement absents (exemple : hall) ; le risque de tache n’y est toutefois jamais nul.

– local C1 : leur contact avec le sol y est accidentel (exemple : salle de restaurant).

– local C2 : ces produits y sont couramment manipulés (par exemple : cuisine).

L’indice « 3 » est affecté aux locaux où des produits particuliers sont couramment utilisés, ce qui nécessite une étude spécifique.

NOTA BENNE :

  • Concernant les moquettes, seuls les produits à velours 100 % polyamide sont en mesure d’obtenir un classement optimal (elles sont les plus utilisés dans les milieux publics). Elles s’appuient sur les modalités de classement définies dans la norme NF EN 1307 et viennent rajouter des exigences supplémentaires.

La norme européenne NF EN 1307 est entrée en vigueur le 20 mars 1997 et a été révisée en 2008. Elle a le statut de norme française. Cette norme concerne les moquettes touffetées en dalles et en lés. Elle contient les modalités d’évaluation normalisées de critères techniques tels que :

• Résistance au trafic pédestre

• Solidité des coloris

• Aptitude à la chaise à roulettes

• Propriétés antistatiques

• Propriétés acoustiques…

  • Exemple de classement UPEC : U3P3E1C0 pour un revêtement de sols en moquette dans un bureau collectif ; nous obtenons une bonne résistance à l’usure de l’ordre de U3 ou U3s, une résistance moyenne au poinçonnement, de l’ordre de P3 (pas de circulation d’engin de manutention), bonne résistance à l’eau, de l’ordre de E1, et très sensible aux acides et certains solvants, de l’ordre de C0. Attention une pose collée est obligatoire, car une pose sur thibaude (sous couche feutrée isolante) perd son classement P3.

CLASSEMENT FEU ET MARQUAGE CE

Les nouveaux indices de classification feu européenne (Bfl et Cfl) appelés aussi euroclasses ont été rendus nécessaires suite à l’apparition du marquage CE sur les revêtements de sols textiles.

Le marquage CE s’inscrit dans une démarche de libre circulation des produits de construction sur le territoire européen.

Cette mesure découle de l’application de la directive CPD 89/106/EEC du 21/12/88. Cette directive se traduit par la norme NF EN 14041 de mars 2005, qui s’applique aux revêtements textiles et stratifiés.

La directive des produits de construction prévoit notamment 5 exigences essentielles :

  • La sécurité en cas d’incendie
  • La sécurité d’utilisation
  • La protection contre le bruit
  • L’hygiène, la santé et l’environnement
  • Les économies d’énergie et l’isolation thermique.

La réaction au feu est soumise au nouveau classement européen et fait l’objet de la nouvelle méthode de mesure :

Le marquage CE des moquettes en lé et en dalle est obligatoire depuis début 2007.

Le symbole du marquage CE constitué des lettres CE devra être visible sur l’emballage, ainsi que le numéro du certificat de conformité s’il y a lieu. Dans tous les documents commerciaux, le symbole CE doit être accompagné d’informations supplémentaires : la classe de réaction au feu et la résistance au glissement, le cas échéant, le comportement électrique et la conductivité thermique peuvent y figurer. Ces indices Bfl et Cfl expriment la performance de réaction au feu d’une moquette au regard de deux critères :

  • La vitesse de propagation de flamme Bfl ou Cfl (B est plus sévère que C).
  • La quantité de fumée produite par la combustion s1 ou s2 (s1 plus sévère que s2).

L’exigence la plus sévère est donc M0 :

  • M0 : « incombustibles »
  • M1 : « non inflammables »
  • M2 : « difficilement inflammables »
  • M3 : « moyennement inflammables »
  • M4 : « facilement inflammables »

ISOLATION PHONIQUE DES SOLS TEXTILES

La moquette permet de réduire fortement les bruits environnant : pour obtenir le même effet isolant que procure une moquette, il serait nécessaire de poser 60 cm d’épaisseur de sol dur. La moquette est le revêtement le plus efficace pour amortir les bruits de pas, les chaises traînées sur le sol. Elle absorbe les bruits de voix, les conversations ou la musique, et évite le stress provoqué par un plancher qui craque ou par un carrelage martelé par des talons ! Ce n’est donc pas un hasard si on retrouve la moquette dans tous les endroits exigeant un certain confort acoustique (salles de cinéma, restaurants, bureaux…).

L’indice d’efficacité contre les bruits d’impact est : ∆Lw en dB (décibel).

Cet indice est généralement demandé pour l’isolation entre pièces superposées (habitat, hôtellerie) et dans certaines zones de circulation (hôtellerie). On mesure l’isolement aux bruits d’impact en posant une machine à chocs normalisée sur le plancher du local d’émission et en relevant au sonomètre le niveau sonore dans la pièce située à côté et au-dessous. La performance d’un revêtement de sol est caractérisée par l’indice d’efficacité ∆Lw mesuré en laboratoire et exprimé en dB. Il est égal à la différence entre le niveau sonore perçu dans une pièce avec une dalle nue de 140 mm de béton (78 dB) et le niveau perçu sous la même dalle revêtue du produit. La réglementation précise une limite de bruit perçu à 60 dB, cela signifie que toute moquette supérieure à 18 dB convient (sur plancher béton à 78 dB). En rénovation, la règle consiste à remplacer une moquette par un revêtement de performance au moins équivalente au précédent. En effet, les tribunaux ont jugé recevable une plainte concernant le bruit résultant du remplacement d’une moquette par un parquet dans un immeuble (cassation civique de 5/1988) : il est conseillé la mise en œuvre de mesures comme par exemple isoler le sol avec de la moquette pour atténuer le bruit des pas. Plus ∆Lw est grand, meilleure est l’isolation du plancher aux bruits d’impact.

Performances comparées des revêtements de sols (bruits d’impact sur le plancher en béton)

Outre l’absorption des bruits d’impact, les sols textiles possèdent de bonnes qualités d’absorption des bruits aériens. La « durée de vie » d’un son, dans une pièce équipée de moquette, est réduite de moitié par rapport à une pièce à sol lisse.

• Pour éviter la réflexion des bruits dans les bâtiments, la réglementation française exige la mise en œuvre de matériaux absorbants de manière à limiter le niveau sonore dans certaines zones de passages.

Le seuil usuel requis est aw = 0,25 dans l’habitat collectif et l’hôtellerie. Cet indice est calculé à partir d’une courbe de coefficients d’absorption mesurée en laboratoire par bandes d’octaves.

• La plupart des matériaux de décoration intérieure (plafonds, murs et sols) ont une capacité à réduire la réverbération des sons. L’absorption acoustique globale de l’ouvrage (aw) dépendra de leurs performances respectives.

Les moquettes contribuent très largement à la performance d’absorption acoustique.

La capacité d’isolation sonore exceptionnelle des moquettes se vérifie particulièrement dans les lieux publics, tels que les bureaux paysagers, les salles de réception et les bibliothèques. Prévoir la pose de moquette dès les travaux de conception permet de réaliser des économies en matière d’isolation acoustique.

INDICES DE RÉFLEXIONS LUMINEUSES DES MOQUETTES

Dans le cadre d’une démarche HQE (Haute Qualité Environnementale) et donc de répondre au confort visuel (cible N°10 de HQE), il faut s’interroger sur les facteurs de réflexion lumineuse (également appelé Rhô ou ρ) des moquettes. Cette valeur représente le rapport entre la lumière projetée sur une moquette et la lumière reflétée. Cette grandeur peut s’exprimer de 2 façons :

• Sous la forme d’un pourcentage,

• Sous une forme décimale de 0 à 100

(Exemple : réflexion lumineuse ρ = 10 % ou 10).

Plus ce facteur est élevé, plus la lumière reflétée est importante et plus la couleur est claire, plus ce facteur est élevé.

A ce jour, il n’existe pas de méthode normée pour mesurer cette valeur. Le laboratoire CSTB, spécialisé en matière d’éclairage, a défini sa propre méthode. D’autres fabricants ont pris le parti de mesurer ρ par colorimétrie utilisant la méthode Cielab en considérant que le L du Cielab est l’équivalent au ρ. Comme il s’agit de fabricants Anglo-Saxons, ils parlent de LRV (Light Reflectance Value) qui est pour un même coloris plus élevé que le ρ calculé par le CSTB.

En effet, il existe une relation mathématique entre les 2 grandeurs ce qui permet d’établir le graphique ci-contre :

DIFFÉRENTES POSES

  1. Pose libre
  • Type d’adhésif : adhésif double-face, avec comme avantages, une pose assez rapide puis réversible (on peut retirer aisément le revêtement). Avec comme inconvénients ; peut bouger dans le temps, décollage possible au niveau des portes, des joints entre les lés.
  1. Pose collée
  • Colle moquette : pose sur tous types de sol avec colle adaptée, parfaite tenue. Avec comme inconvénients ; difficulté si on désire décoller la moquette et le coût des colles.
  1. Pose sur thibaude
  • Requérant un haut niveau de technicité, elle ne peut être effectuée que par un professionnel averti. Attention, parmi les poseurs de moquette, très peu sont capables de tendre une moquette sur thibaude dans les règles de l’art. Première étape : des lattes d’ancrage (appelées aussi Smoothedges) sont fixées par clouage ou par collage le long de toutes les plinthes des pièces à couvrir, en respectant une gorge entre la latte et la plinthe, correspondant à l’épaisseur de la moquette. Seconde étape : toute la surface est ensuite recouverte de thibaude (sous couche feutrée isolante). Troisième étape : la moquette est ensuite accrochée aux bandes d’ancrage puis tendue (comme une peau de tambour) à l’aide d’un outil appelé “coup de genou”, ce qui requiert un savoir-faire très pointu. Parmi les avantages conférés par ce type de pose on notera principalement : un meilleur confort à la marche, une isolation acoustique optimisée (le couple thibaude + moquette triple l’absorption du bruit) ainsi qu’une isolation thermique plus grande. Une durée de vie de la moquette accrue de manière significative par diminution des forces de frottement entre le sol et la moquette : on dit que la pose tendue sur thibaude permet de doubler la durée de vie d’une moquette.

Recommandations

La moquette a un sens de pose. Les poils se couchent sur un côté. Il est recommandé de poser la moquette de manière à orienter le sens couchant des poils vers la fenêtre.

DIFFÉRENTES MATIÈRES DE MOQUETTES

  1. Fibre naturelle : elles proviennent du monde végétal, leur fibre offre des aspects différents en fonction du type de matière. Nous avons : la moquette coco : robuste, d’aspect un peu rustique, d’un excellent rapport qualité/prix. La moquette sisal : élégante, grand choix de coloris et plus délicate au niveau entretien. La moquette jonc de mer : douce, pratique et facile à vivre.
  2. Fibre animale : moquette laine, un classique, une valeur sûre. Elle est issue de matière animale contrairement aux fibres naturelles issues du monde végétal.
  3. Fibre synthétique : issue de la pétrochimie, différentes fibres se répartissent le marché de la moquette synthétique avec le polyamide, l’acrylique et le polypropylène.
  • Compositions :

Les moquettes en fibre de coco : qui sont 100% naturelles ou bien en mélange avec le sisal qui est une autre fibre naturelle. Le coco est issu de la fibre de la noix de coco. La récolte est rapide ce qui limite l’impact sur l’environnement. Les fibres sont traitées puis tissées à la main. Les couleurs s’étendent du beige au marron. Si la matière est écologique, il n’en va pas de même pour le dossier, c’est-à-dire le support sur lequel la fibre est disposée. Pour choisir une moquette coco qui reste dans son ensemble un matériau sain, choisissez un envers jute, latex ou lin. Si votre coco n’est pas traité antitaches, pulvérisez un traitement spécifique sur le revêtement neuf. L’entretien se borne au passage de l’aspirateur au moins tous les deux jours pour réduire l’encrassement. Le coco n’aime pas l’humidité, si vous devez le nettoyer, utiliser un shampoing sec sans oublier de traiter les taches en amont le plus rapidement possible. Un nettoyage en mousse est possible à condition de parfaitement ventiler la pièce pour assurer un séchage à cœur de la matière. N’utilisez le shampoing qu’une fois tous les 6 mois maximum.

Les moquettes en sisal : le sisal provient de l’agave dont on extrait la fibre des feuilles. C’est une fibre 100% naturelle d’un ton naturellement crémeux. Il peut être trouvé en mélange avec : la fibre de coco qui est plus résistante, avec la laine qui est plus douce, un peu plus facile d’entretien. Le sisal étant une fibre absorbante, il se teinte très bien. On le trouve dans de nombreux coloris. Pour respecter le produit et limiter l’impact sur l’environnement, choisissez un dossier (support) type latex ou équivalent. Plus le tissage est plat, plus le sisal a un aspect lisse et doux, et plus il est résistant. Le sisal reste une fibre assez délicate d’entretien, privilégiez les sisals haut de gamme et traités antitaches. Passez l’aspirateur très régulièrement. Le sisal n’aime pas l’eau et craint les taches ! Si vous faites tomber un liquide, épongez immédiatement avec un papier absorbant. Au besoin, traitez la tache avec un peu d’eau ou liquide adapté, rincez et épongez au maximum. Vous pouvez utiliser le sèche-cheveux en séchant de l’extérieur vers l’intérieur pour éviter les auréoles. Ventilez chaque jour la pièce au moins 10 min.

Les moquettes en jonc de mer : le jonc de mer provient d’une algue d’eau douce ou de mer. Sa fibre est douce, lisse, d’un bel aspect, robuste et résistante à l’usage. Le jonc de mer se pose partout dans la maison, il est facile d’entretien et résiste bien aux salissures. Passage très régulier de l’aspirateur pour éliminer la poussière. La brosse de l’aspirateur doit être souple pour passer entre les fibres. Ventilation quotidienne pour éliminer l’humidité résiduelle du logement. Utilisation possible du balai brosse tous les jours pour éliminer les poussières, les miettes…Entretien occasionnel : pour redonner du lustre à votre revêtement, passez une serpillière légèrement humide sur toute la surface après le passage de l’aspirateur. Traitement des taches le plus tôt possible pour éviter l’encrassement à long terme. Taches liquides : absorbez au maximum puis traiter. Taches solides : raclez avec une petite cuillère puis traiter. Les taches peuvent être traitées au shampoing pour textile délicat. Un jonc de mer fortement encrassé peut se laver à l’aide d’une lessive pour textiles délicats à raison d’un bouchon pour un grand seau d’eau. Vous pouvez ajouter un demi-bouchon d’ammoniaque. Le jonc de mer, contrairement à une idée reçue, craint l’humidité. Il n’est pas rare de le voir moisir au niveau des pieds des meubles ou bien dans les endroits sombres, potentiellement humides. Pose de patins-feutres sous les pieds des meubles.

Les moquettes en laine : qui reste une valeur sure en matière de revêtement de sol souple. C’est une moquette haut de gamme généralement, mais sont rapport qualité/prix/longévité est indéniable. Deux types de produits : les pures laines vierges et les mélanges à 80% laine et 20% nylon : un bon compromis pour les lieux à forts passages puisque les laines en mélange sont résistantes et faciles d’entretien. Préférez un aspirateur qui a une roto-brosse. Ils sont plus efficaces sur les moquettes. Au moins une fois par semaine : passage de l’aspirateur, passez-le dans le sens de largeur puis de la longueur, et ce, plusieurs fois. Taches liquides : absorbez au maximum puis traiter. Taches solides : raclez avec une petite cuillère puis traiter. Évitez surtout de détremper la moquette au maximum, ne laissez pas d’eau stagner sur la moquette. Lors des nettoyages humides, absorbez au maximum l’eau et/ou l’humidité, car la laine rétrécit au contact prolongé de l’humidité. Le séchage doit être complet après les nettoyages humides. Ne traitez pas une tache sur une moquette poussiéreuse, aspirez avant de traiter.

Les moquettes en synthétique : 3 types de fibres de moquette synthétique, qui sont le polyamide : fibres recyclées, produits chimiques provenant de la pétrochimie. L’acrylique : synthèse de produits chimiques provenant de la pétrochimie, fibres obtenues par filage. Et le polypropylène : fibres recyclées ou non, issue de la pétrochimie. Les fibres peuvent être mélangées pour obtenir des moquettes ayant les propriétés de chacune tout en diminuant le coût par le mélange des fibres de prix différents. Le mélange de fibre offre un touché, un aspect et donc des effets différents que l’on ne peut obtenir à partir d’une seule fibre. La meilleure fibre synthétique est le polyamide, c’est la plus utilisée. La qualité d’une moquette polyamide doit être d’un minimum de 400 g/m² (poids du fil) avec un velours épais. La fibre acrylique et la fibre polypropylène sont plus fragiles, préférez les moquettes à fibres mélangées pour avoir un produit ayant les caractéristiques de chacune. N’attendez pas que votre moquette soit encrassée pour la nettoyer. Raclez à la cuillère les liquides et les solides sans étaler. Tamponnez à l’éponge humide ou bien au papier absorbant. Traitez la tache en fonction de sa nature.

ORIGINE DES PROBLÈMES DE MAINTENANCE DES MOQUETTES ET TAPIS

L’aspiration ; Le rôle de l’aspiration est totalement sous-estimé. Il faut s’équiper d’aspirateurs coûteux adaptés et performants (brosseurs, batteurs) et les utiliser très régulièrement afin d’éliminer les poussières, les salissures sèches ainsi que les particules (petits cailloux etc…) qui cisaillent les fibres de la moquette au poinçonnement (n’oubliez pas les moquettes ont une résistance moyenne au poinçonnement P3).

Les comportements ; Si les nettoyages sont beaucoup moins fréquents et moins réguliers, les opérateurs interviennent sur des moquettes beaucoup plus chargées et tachées.

L’eau ; L’utilisation abusive de l’eau (en moyenne 60 litres pour 100 m² dans la plupart des cas) est désastreuse pour les moquettes. Le syndicat des Fabricants de Moquettes ainsi que ses adhérents le confirment : l’excès d’eau détériore la sous-couche, s’insinue entre les dalles, délite le ragréage en provoquant le décollement, qui lui-même forme des « bulles » disgracieuses. De plus, la rétention d’eau favorise l’apparition de germes, rétrécit le dossier des moquettes de laine tendue, arrachant leurs ancrages ainsi que les joints thermo-soudés, provoquant des remontées de taches par capillarité.

Les savons et les mousses ; Les shampoings contiennent des savons ; des extraits secs qui, mal rincés, vont favoriser une accélération du ré-encrassement après un nettoyage. Comme un shampoing capillaire non éliminé qui attirerait les poussières. Bien rincé, nous sommes confrontés alors au problème de l’excès d’eau.

Une moquette souple fait fonction d’amortisseur au poinçonnement. Une moquette encrassée, cartonneuse, colmatée par les extraits secs et les savons perd cette fonctionnalité et de ce fait, devient plus sensible au poinçonnement et à l’abrasion des chaussures. Le défaut d’entretien et la mauvaise qualité des nettoyages contribuent à l’usure prématurée des moquettes.

Si l’action mécanique n’est pas suffisante, les opérateurs sont alors obligés de sur-doser leur shampoing, ce qui devrait leur imposer de rincer davantage. Comme tel n’est pas le cas ; c’est l’accélération du ré-encrassement garanti. Bien rincée, c’est l’excès d’eau, avec son cortège d’inconvénient dénoncé ci-dessus.

MATÉRIEL NÉCESSAIRE, INTERVENTION OCCASIONNELLE (1 FOIS PAR AN)

  • 1 monobrosse, d’un poids d’environ 40Kg, d’un diamètre de 430 millimètres (17’’) et d’une vitesse de rotation de 140 tours/minutes.
  • 1 brosse souple.
  • 1 plateau d’entrainement ou plaque à picots.
  • 1 rallonge électrique 3G1.5.
  • Des chiffons en coton blanc (pour les taches spécifiques).
  • 1 pulvérisateur.
  • Des Pads bonnet en coton.
  • 1 aspirateur brosseur.

A noter que ce type de monobrosse peut également servir à nettoyer, décaper, entretenir, métalliser, et cristalliser, les marbres, les thermoplastique, les carrelages et autres types de surfaces.

PRODUITS NÉCESSAIRES

Nettoyant moquette, liquide ou poudre ;

Papier absorbant ;

Détachant CF 89, pour les taches de polymères (peintures, vernis, colles) et sur les chewing-gums sec ;

Du vinaigre blanc pour les taches fraîches de café et de thé ;

Eau oxygénée (moquette en laine) ;

Alcool dénaturé ;

Essence à détacher ;

Ammoniaque.

INDICATIONS

Toutes les moquettes et tapis de fibres animales et synthétiques, peuvent être entretenues occasionnellement avec ce type de procédé. Seul l’usage de la brosse sera a évité dans le cas de moquettes pouvant feutrer ou être dénaturées par une action mécanique trop agressive (moquettes bouclées).

PRINCIPE

Ce procédé est basé sur le principe du transfert des taches se situant sur la moquette (après pulvérisation du nettoyant) sur celui d’un support (pads bonnet). L’association du produit, de la monobrosse et du disque produisant trois actions :

  • Chimique ;
  • Mécanique ;
  • Thermique.

MÉTHODOLOGIE (NETTOYAGE A SEC)

Les moquettes n’étant le plus souvent pas uniformément usées ni salies, il conviendra d’insister plus particulièrement sur les parties les plus sales, de telle sorte que l’aspect de la moquette soit uniformisé autant que possible.

  1. ASPIRATION : Indispensable, afin d’éviter que les petits cailloux ou impuretés cisaille la moquette, puis en phase terminale pour la brosser dans la sens de la fibre.
  2. PULVÉRISATION : Elle constitue l’action chimique. Elle permet de désincruster les salissures. Elle a pour but d’humidifier et non de détremper les moquettes ou tapis à nettoyer. L’état et la nature des supports à nettoyer, ainsi que la température et l’hygrométrie ambiante ont une incidence sur le volume de produit pulvérisé. Rendements moyens observés sur le polyamide, est de 15 m² nettoyés par litre de produit dilué, sur le polyester de 12 m², et sur la laine de 8 à 10 m². il faut pulvériser à 20 centimètres du sol, sauf pour détremper une tache. Travailler par zone de 10 à 15 m². Augmenter le volume de produit pulvérisé sur les endroits particulièrement sales, l’action prolongée de la brosse viendra diminuer le temps de séchage.
  3. BROSSAGE : Il constitue l’action mécanique. Il fait remonter à la surface les salissures. Afin d’éviter l’échauffement du support, ne brosser que quelques secondes au même endroit. Pour qu’une moquette puisse être bien nettoyée, il faut que les fibres qui la compose ne soient pas agglomérées ; d’où l’importance du brossage. Un bon brossage est obtenu par le passage croisé en axe Est/Ouest et Nord/Sud de la monobrosse. Grâce au mouvement rotatif de la brosse, la fibre de la moquette sera couchée, au Nord, par la partie droite de la brosse, puis au Sud par la partie gauche et cela en déplaçant latéralement la monobrosse. Les salissures étant décollées, il suffira alors de passer le pad bonnet afin qu’elles se fixent sur sa surface. Le brossage est facultatif lorsque la moquette n’est pas trop sale.
  4. ESSUYAGE/TRANSFERT : Il constitue l’action thermique. A l’aide d’une monobrosse munie d’un pad bonnet, pulvériser sur celui-ci le nettoyant puis passer la monobrosse comme pour le brossage, et il conviendra donc d’attacher toute son attention aux zones les plus passantes. Il se produit un échauffement qui permet aux salissures de la moquette de se fixer définitivement sur le pad bonnet. Chaque fibre est à nouveau échauffée, massée et essuyée. Le pad bonnet ne sera utilisé à sec que dans le cas d’une pulvérisation excessive ou pour accélérer l’assèchement d’un dégât des eaux. Une résistance ou des soubresauts dans la monobrosse sont le signe d’un essuyage effectué à sec. Il sera nécessaire d’arrêter le travail. Ne pas attendre que la pad bonnet soit engorgé ou noir de salissures pour le changer. En conditions normales d’exploitation, on peut l’utiliser sur 15 à 20m² de moquette.
  5. TEMPS DE SÉCHAGE : Il évoluera entre 15 minutes et 1 heure. Il est lié à plusieurs paramètres : – l’hygrométrie, – la température ambiante, – l’aération de la pièce, – l’équilibre entre une pulvérisation bien dosée et le temps d’essuyage. Plus la moquette sera sale, plus elle sera imprégnée de nettoyant et par voie de conséquence plus le temps de séchage sera élevé. Cependant, il n’excédera jamais une heure.
  6. ASPIRATION : Dernière étape est l’aspiration par un aspiro-brosseur, afin de peigner les fibres. Les fibres sont souples, lumineuses et font fonction d’amortisseur au poinçonnement (rôle essentiel de la moquette).

QUELQUES ASTUCES DE DÉTACHAGE DES MOQUETTES

  • Sur une tache de liquide alcoolisé ; raclez le liquide, épongez la tache et tamponnez à l’alcool dénaturé.
  • Sur une tache de vin blanc ; tamponnez la tache au papier absorbant, puis lavez à l’éponge avec un peu d’eau froide, de vinaigre et de lessive pour textile délicat. Rincez à l’éponge et à l’eau froide sans détremper, laissez bien sécher et passez l’aspirateur.
  • Sur une tache de vin rouge ; tamponnez la tache au papier absorbant, puis lavez à l’éponge avec un peu d’eau froide et de vinaigre. Rincez à l’éponge et à l’eau froide sans détremper, laissez bien sécher et passez l’aspirateur.
  • Sur une tache d’urine ; sur une moquette en synthétique ; raclez tout le liquide, puis tamponnez au papier absorbant. Nettoyez avec de l’eau froide 10 cl + vinaigre blanc 10 cl, puis laissez sécher et brosser. Sur une moquette en laine ; raclez tout le liquide, puis tamponnez au papier absorbant. Nettoyez avec de l’eau oxygénée (20 volumes), puis laissez sécher et brosser.
  • Sur une tache grasse ; raclez le gras, puis épongez la tache avec du papier absorbant. Tamponnez avec de l’essence à détacher, nettoyez à l’éponge et à l’eau savonneuse puis rincez, laissez sécher et passez l’aspirateur.
  • Sur une tache de boue ; laissez sécher la boue, grattez et brossez le résidu sec, puis passez l’aspirateur. Terminez par laver la tache à l’eau savonneuse puis rincez à l’éponge essorée, et laissez sécher et brossez.
  • Sur une tache de sang ; raclez le liquide, tamponnez au papier absorbant, puis nettoyez avec une éponge humide et à l’eau froide pour éliminer le plus possible la tache. Terminez par un nettoyage à l’eau savonneuse, rincez à l’éponge et à l’eau froide sans détremper puis laissez sécher et brossez.
  • Sur une tache de mercurochrome ; raclez le liquide, tamponnez au papier absorbant, puis nettoyez à l’alcool dénaturé (5 cuillères à soupe). Rincez à l’eau froide à l’aide d’une éponge sans détremper et laissez sécher et brossez.
  • Sur une tache de condiments : moutarde, ketchup, mayonnaise ; raclez la tache, nettoyez avec une éponge et de l’ammoniaque (1 cuillère à soupe). Rincez à l’eau tiède sans détremper et absorbez l’humidité au papier absorbant puis appliquez de l’essence à détacher. Terminez par un nettoyage à l’eau tiède et savonneuse, puis rincez à l’eau tiède sans détremper, laissez sécher et brossez.

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FIN

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